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Accueil Master 2, Spécialité Dispositifs socio-techniques d’information et de communication, DISTIC

Master 2 Information Communication, spécialité Dispositifs Socio-Techniques d’Information et de Communication (DISTIC).

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Objectifs de la formation :

Le Master « Dispositifs Socio-Techniques d’Information et de Communication (DISTIC en abrégé) » s’inscrit dans une problématique transversale, celle de l’interaction entre le global et le local où les réseaux d'information et de communication conduisent à une profonde mutation des rapports de chacun aux autres, au monde, aux techniques. En interconnectant les formes de connaissances, les modèles sociaux et les représentations, ces réseaux contribuent au brassage des populations, à l'échange des idées. Ils participent aussi à la diffusion des standards de vie, des principes de travail, des façons de consommer et à la généralisation des modèles culturels des pays les plus développés.

Cette formation, à la fois théorique et méthodologique, sanctionne la capacité de réaliser un travail personnel de recherche s’appuyant sur une démarche scientifique et s’inscrivant dans les orientations de recherche du laboratoire I3M (Information, Milieux, Médias, Médiations) auquel est rattaché ce Master et dont l’équipe prend en charge la formation et l’accompagnement des recherches conduites par les étudiants.
 
La perspective adoptée procède du souci de former les étudiants à engager l’analyse des phénomènes touchant à la culture, à la communication visuelle, à l’interculturel, à l’information, aux technologies de l’information et de la communication au sens large, aux médias (de masse ou non) et aux dispositifs de médiation (anciens ou nouveaux), en compétition, les uns avec les autres, mais qui, tous ensemble, et chacun à leur façon, transforment subrepticement les rapports sociaux, les formes de sociabilité, les rapports au savoir, à la culture, et à l’information elle-même.

Les compétences et les domaines visés sont les suivants :

  • Maîtriser les savoirs de référence et les problématiques contemporaines qui structurent le  champ culturel, des musées, du patrimoine, de la culture scientifique et technique, du développement local et touristique.
  • Penser la médiation du patrimoine.
  • Réaliser, concevoir et étudier des productions hypermédia et multisupports.
  • Réaliser, concevoir et étudier des projets et produits multimédia appliqués à l’enseignement.
  • Concevoir, réaliser  et étudier des sites Internet.
  • Développer des savoir-faire à la fois techniques et esthétiques.
  • Connaître et savoir utiliser les institutions publiques, et les réseaux d’acteurs culturels.
  • Concevoir, réaliser, gérer, évaluer des projets culturels, notamment en matière de développement local et touristique.
  • Maîtriser la conception d’un projet mettant en œuvre les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

La formation repose sur :

  • Une mutualisation avec le Master 2 Intelligence économique et Territoriale de l’USTV pour la partie ‘prospective en intelligence économique.
  • Une transversalité des enseignements et des travaux puisque le Master est co-habilité avec l’Université de Nice Sophia Antipolis.
  • Une convention  de partenariat avec l’Ecole de Guerre économique (les étudiants du 3e cycle du Groupe ESLSCA, Paris obtiennent au terme de ce parcours une double diplomation).

Les atouts de la formation :

  • L’acquisition par les étudiants d’un apprentissage méthodologique à la Recherche faisant appel à l’information et à la communication et plus largement à une approche pluridisciplinaire permettant d’appréhender la complexité des phénomènes contemporains.
  • La complémentarité des approches et compétences délivrées par les équipes toulonnaise et niçoise de I3m.
  • L’acquisition de savoirs faire par les étudiants lors des cours et Td mutualisés avec le Master Intelligence économique et territoriale.
  • La réalisation d’un stage de recherche de trois mois au sein d’une structure (collectivité, laboratoire, entreprise etc)
  • Cette approche innovante garantit l'enseignement de notions complémentaires (recherche et applications).

Débouchés :

Les étudiants en Master DISTIC ainsi que les futurs doctorants en sciences de l’information et de la communication se destinent aussi à l’enseignement et à la recherche dans l’université ou au sein d’autres établissements d’enseignement supérieur publiques ou privés, collectivité en France, en Europe et à l’étranger (Maghreb, UE, Chine).
Il est à noter que la communication est l’un des domaines les plus sous encadré de l’enseignement supérieur (à titre d’exemple à Nice le taux d’encadrement est le plus bas de l’université -taux potentiel/charge 20%).

Le Master DISTIC forme des étudiants à la recherche et à l’enseignement mais également à de multiples métiers – pour beaucoup d’entre eux émergents – dans les domaines de l’expertise ou de la conception/réalisation de projets, de systèmes, de produits, d’événements. Le niveau d’embauche visé est naturellement celui de chef de projet.
Ainsi la formation offre dans la recherche appliquée, des perspectives d’insertion directe aux titulaires du Master ou après l’obtention du doctorat :
  • Dans les services de veille technologique et de documentation des entreprises.
  • Dans les organismes culturels.
  • Dans les organisations axées sur l’interculturel.
  • Dans les services de communication des entreprises (consultant,  expert…)
  • Dans les services d’étude des institutions culturelles, ou des collectivités locales.
  • Dans les bureaux d’études et de recherche sur la communication des entreprises et des organisations culturelles…
  • Dans les médias et les entreprises de presse.
  • Dans les cabinets de marketing, de statistiques…

Le diplôme sanctionnera la reconnaissance d'un haut niveau universitaire de l'étudiant, et sa capacité à maîtriser les problématiques du champ de la 71ème section, Sciences de l'information et de la communication et plus largement des Sciences Humaines et Sociales.  
 
Dans ce cadre, un laboratoire commun de recherche en Sciences de l’Information et de la Communication, l3M  (Information, Milieux, Médias, Médiations) a été habilité en tant qu’équipe d’Accueil (EA 3820) entre les Universités de Nice Sophia Antipolis (Unsa) et de Toulon (Ustv).
 
Ce laboratoire, à vocation régionale, vise à conduire des recherches dans le double champ de l’information et de la communication et « de mesurer les effets concrets, au plan local, de la globalisation des activités humaines sur diverses catégories de dispositifs sociotechniques d’information et de communication. I3m privilégie de ce fait une approche inductive des phénomènes sociaux, fondée sur des études empiriques, quantitatives et qualitatives, menées sur le terrain par des équipes pluridisciplinaires. »

Public visé :

La Mention Information, Communication s’adresse à des étudiants ou à des professionnels amenés par leurs parcours de formation à une orientation, une réorientation ou encore une reconversion, vers des domaines de la communication caractérisés par les connaissances et les pratiques liées à la médiation technique des cultures. Sachant que l’offre de formation leur permettra d’envisager un apprentissage et des enseignements dans lesquels les rapports entre communication, culture, art, sciences et nouvelles technologies sont ici partie intégrante d’une spécialisation en SIC. Leurs possibilités de répondre à une telle offre, d’en trouver les parcours d’accès, supposent une sensibilité, si ce n’est une expérience significative, notamment en ce qui concerne les arts et les cultures mais aussi le multimédia.

Cette Mention est en elle-même suffisamment pluridisciplinaire tout en conservant une cohérence certaine entre ses spécialités pour permettre à des étudiants de profiter d’une articulation entre des compétences acquises dans d’autres disciplines à la faveur de parcours antérieurs (Licences ou équivalences) et celles que peuvent leur donner un engagement dans ces domaines de la communication. En effet, l’offre de formation peut être tout à fait motivante, à l’évidence pour des étudiants ayant suivi une formation antérieure en art, mais également pour des étudiants ayant été sensibilisés à l’histoire, à la diversité des territoires et des cultures, et plus généralement aux sciences humaines et sociales.
De même il faut compter avec l’importance que peuvent avoir la gestion, l’économie, le marketing ou encore l’administration, dans le cadre de l’essor des industries culturelles et des musées. Et il est clair par ailleurs que les nouvelles industries ont ouvert des espaces de création, de production et de distribution dans le domaine du multimédia, qui ne peuvent qu’attirer des étudiants, ou même des professionnels, préalablement engagés dans une formation en informatique. Dans tous les cas, les intéressés peuvent ainsi concilier une double compétence, leur garantissant, pour les uns, d’autant plus de chances d’insertion ou de reconversion professionnelle, pour les autres, d’autant plus de possibilités pour s’engager dans un parcours centré sur la recherche : ces derniers seront alors à même de trouver dans cette Mention de nouveaux objets, de nouveaux champs, capables de renforcer leur intérêt pour la recherche.

Enseignements :

La répartition des options de spécialité entre l’université de Nice et l’université de Toulon.

A l’université de Nice :

Option 1 : Représentations sociales, esthétiques et nouvelles technologies


Cette option traite de la situation contemporaine des arts et des industries culturelles à l’âge des médias électroniques et de la globalisation concomitante. Les enseignements prennent acte du transfert de la production des images-types, depuis le domaine réservé de l’art au domaine des mass médias, processus qui est au cœur de la culture de l’âge moderne.  

Option 2 : Médiation et management des organisations culturelles


Dans un environnement concurrentiel fortement banalisant de la mondialisation, le renforcement de l’identité des organisations s’inscrit dans les stratégies de différenciation et de positionnement, mais aussi comme facteur de mobilisation de l’intelligence collective des salariés. Au sein d’une offre globalisée, les particularités se remarquent. Une valorisation de l’identité culturelle de l’organisation est perçue comme facteur décisif conditionnant sa capacité à innover, à se brancher sur les attentes de la clientèle, à les anticiper. On comprend que les organisations soient amenées à modifier leur mode de management pour tenter de fédérer les salariés à tous les niveaux hiérarchiques.
Les organisations culturelles ne sont pas épargnées par un environnement fluctuant et fortement concurrentiel…

Option 3 : Médias, journalisme et audiovisuel (Nice)

Si tous les enseignements de cette option aborderont de façon transversale la question de la mutation du droit de l'information (copyright, liberté d'expression, etc.) générée par la normalisation des pratiques et des flux de programmes à l'échelle de la planète, tout en mettant en évidence les spécificités nationales et régionales, ils seront également articulés autour des processus de production et de réception de l’information.

A l’université de Toulon

Option 4 : Prospective en intelligence économique (Toulon)


Les enseignements de cette option s’articulent autour de l’association du développement territorial et du développement des PME. Dans le cadre d’une globalisation galopante, l’avantage va semble-t-il aux PMO qui, en s’associant vont dégager des économies externes et ainsi améliorer leur avantage concurrentiel. On s’intéressera aux communautés d’entreprises ancrées dans les territoires et que d’aucuns qualifient de très réactives, fonctionnant en réseaux, dans des rapports d’échanges réciproques.

Option 5 : Dispositifs de médiation

Si la médiation en constitue naturellement le dénominateur commun, les dispositifs de médiation eux-mêmes ont progressivement contribué à affirmer l’identité du groupe. La mise en scène ou en image, le jeu de rôle ou le théâtre, le maître sur son estrade ou derrière son écran, le spect-acteur citoyen dans une cour de justice, dans un théâtre forum, dans un film interactif, dans un musée ou dans un parc naturel ou encore l’usager dans une entreprise ou une mairie.

La spécificité de cette option est d’interroger le concept de médiation à partir d’études de dispositifs sociotechniques d’information et de communication contemporains. Nous donnerons une place particulière aux notions de représentation et de médiation symbolique et à celle de médiation des savoirs. Ce faisant, nous entendons aussi la médiation comme une opération de communication destinée à  “ faire relation à partir d’un dispositif technologique ”, à “ faire articulation entre les logiques singulières du sujet et les logiques collectives ”.

 

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